Reine des mélanges audacieux, Laura Gonzalez compose ses intérieurs comme des partitions où motifs, matériaux et époques dialoguent librement. Ses espaces respirent le romantisme, entre fresques florales et atmosphères feutrées, à mi-chemin entre le rêve et le grand style.
Dernière création en date : l’hôtel Hana, exercice de style inédit où elle épure son vocabulaire sans renier son ADN. Ici, la Belle Époque croise l’élégance japonaise : une moquette XIXe siècle côtoie des revêtements muraux tout droit sortis d’un ryokan. Un minimalisme en trompe-l’œil, où chaque détail raconte une histoire.
Beata Heuman, c’est le chic british avec une touche d’extravagance. Entre couleurs décomplexées, jeux de styles pleins d’humour et obsession du détail, chaque intérieur qu’elle signe est une partition où tout s’accorde à merveille. Son credo ? "Chaque pièce devrait chanter."
À l’hôtel de la Boétie, elle pousse le volume à fond. Moquette vert prairie, têtes de lit façon mosaïque florentine, draps roses bonbon : un cadre théâtral, maximaliste et fantaisiste, où le classicisme se pare d’une énergie pop. Un joyeux chaos parfaitement orchestré.
Chez Marion Collard, chaque projet est un dialogue entre passé, présent et futur. Son approche ? Une architecture « holistique », où recyclage, rénovation et seconde vie des objets dictent la partition. Serial-chineuse, elle redonne aux espaces leur âme avec un mélange d’intuitions et de trouvailles.
À l’hôtel Monsieur Aristide, elle fait valser les époques : fauteuils en bambou, bergères en cannage, lampes Belle Époque en céramique et hibou en rotin s’invitent aux côtés de pièces dessinées dans son studio. Un patchwork élégant, vivant et plein de caractère.
Designeuse industrielle de formation, architecte d’intérieur par passion, Dorothée Meilichzon ne se contente pas de décorer, elle raconte des histoires. Toujours en équilibre entre modernité et héritage, elle puise dans le passé sans jamais le copier. Son crédo : créer des espaces vivants, pensés pour le temps long mais taillés pour l’instant présent.
Dernier projet en date ? L’Hôtel Régina à Biarritz. Un monument Belle Époque qu’elle habille d’une palette biarrote entre rouges profonds et bleus océaniques, et où chaque détail évoque le Pays basque. Un projet très ancré dans son environnement : « On a voulu ramener l’océan à l’intérieur » affirme-t'elle.
Des écrins précieux où chaque détail claque comme un clin d'œil aux arts décoratifs, Stéphanie Coutas en fait sa signature. Son style ? Un néoclassicisme contemporain, où l’audace flirte avec l’élégance intemporelle.
À l’Hôtel Dress Code, elle taille l’espace comme un vêtement haute couture. Têtes de lit matelassées, panneaux décoratifs façon foulard, cannage réinventé : chaque chambre cite la mode parisienne avec une précision millimétrée. Une adresse qui en impose, dans les règles de l’art et du style.