Un staycation qui fusionne Japon et le terroir bordelais dans un cinq-étoiles signé d’un certain Philippe Starck ? Oui. L’archi-star a transformé un ancien chai du XIXe siècle en plein cœur des Chartrons en un lieu où l’élégance nippone drague le panache bordelais. Trois étages où chaque détail raconte son histoire : une piscine intérieure inspirée des onsens, un bal de 350 lanternes japonaises et lampes en fer forgé, une ambiance hyper tamisée et jeux d’optiques dans les chambres.
Difficile de résister à cette expérience poétique écrite et composée par Beata Heuman, la designeuse suédoise la plus en vogue du moment. Ici, chaque pièce semble sortie d’un rêve à la fois rétro et moderne : les murs s'habillent de motifs inattendus, les canapés flirtent avec le velours et les tapis osent des géométries audacieuses. C'est cosy sans être guindé, feutré mais plein de peps, un peu comme si Wes Anderson passait une semaine à la campagne.
les murs étaient glossy et les accessoires chromés. L’inox s’imposait comme le matériau roi et les lampes aimaient la forme triangle. À deux pas de Château d’Eau, un nouvel hôtel nous plonge dans un revival seventies. Dès l’entrée, deux panthères en céramique vous fixent, un brin snob, comme pour rappeler que l’imprimé animalier est roi ici. Les plafonds sont recouverts de laque, les moquettes grimpent jusqu’aux têtes de lit et les miroirs s’invitent partout.
Enfin presque. Rendez-vous dans le berceau de Cannes pour se faire border dans des draps en lin sauvage, bercé par la brise marine. Imaginé par l’audacieux Raphael Navot, l’hôtel affiche des airs de paquebot, avec une architecture organique qui rend hommage aux matières brutes : murs en pierre sauvage, sols minéraux, éclats de terrazzo. Et le clou du spectacle ? Un spa de 800 m², véritable grotte contemporaine où les courbes et les ombres font tout le charme.
On ne le présente plus, mais on rêve de le redécouvrir : le Lutetia, seul palace de la Rive Gauche, s'est offert une cure de jouvence en 2018 sous la baguette de Jean-Michel Wilmotte. Dès le hall d’entrée, fusion parfaite d’Art déco et d’Art Nouveau. Le voyage commence, filant droit vers le Joséphine, jazz bar intimiste où les fresques romanes fraîchement restaurées invitent à esquisser quelques pas de danse. Et à l’étage ? Du marbre pour les salles de bains, du bronze pour les chambres.